Comme annoncé, les consultations politiques en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale initié par le président Félix Tshisekedi ont débuté ce lundi 24 mars 2025 à Kinshasa.
La cheffe du gouvernement, Judith Suminwa, a été la première personnalité reçue par le professeur Désiré-Cashmir Eberande Kolongele, conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité. À l’issue de leur échange, ce dernier a souligné l’importance de mobiliser toutes les forces pour faire face aux défis du pays : « Lorsque la patrie est en danger, le Chef de l’État a le devoir de rassembler toutes les forces pour barrer la route à l’ennemi. »
D’autres cadres de l’Union Sacrée, dont Vital Kamerhe, Sama Lukonde, Augustin Kabuya, André Mbata et Christophe Mboso, ont également été consultés au cours de cette première journée.
S’exprimant sur la situation sécuritaire, le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, a insisté sur la nécessité d’identifier clairement les acteurs du conflit : « Sur le terrain, il y a le M23, le Rwanda et, dans une certaine mesure, l’Ouganda. Il faut rassembler tous les Congolais, restaurer l’intégrité du territoire et renforcer la souveraineté nationale. »
Pour rappel, Félix Tshisekedi, mécontent de l’attitude des parlementaires de l’Union Sacrée face à la guerre à l’Est, avait annoncé un gouvernement élargi à des opposants favorables à la cause nationale. Cependant, plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Delly Sesanga, Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Augustin Matata Ponyo, ont rejeté cette initiative, estimant qu’un tel gouvernement ne saurait apporter une solution durable aux problèmes du pays.